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20/09/2016 - Le Pôle fait le bilan de sa dernière année!

­Tenue de l'AGA, le 20 septembre 2016

19/09/2016 - Retour sur le GSEF

­Le Pôle était présent!

19/09/2016 - Un 2e appel de projets est lancé

­Programme d'immobilisation en entrepreneuriat collectif (PIEC)

19/09/2016 - Le Mois de l'économie sociale

­À venir en novembre prochain!

Le mercredi 5 mars 2014 : 11H36

Notes de séjour - Rio+20

Suivez, au jour le jour, les impressions et les commentaires des jeunes impliqués en économie sociale qui participent, du 14 au 25 juin, à la conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20 et au Sommet des peuples.

Pour en savoir plus sur la délégation, cliquez ici

Pour en savoir plus sur chacun des membres de la délégation, nos experts de l’ESS à Rio, cliquez ici

Les photos des membres de la délégation, c'est ici !

Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter : #essqc_rio20

15 juin 2012

On vient d’’arriver dans une ville qui impressionne par sa taille, sa diversité (architecture, personnes, odeurs, etc.). Je n’’arrive pas encore à comprendre comment tout ça peut marcher ensemble… et je me pose aussi cette question par rapport à Rio+20 : à priori, il me semble qu’’il y a une si grande diversité d’’acteurs, d’’organisations, de cultures, d’’intérêts et de priorités qui chercheront à faire valoir leur point de vue dans ces prochains jours que je me demande comment tout ça pourra s’’organise et si on arrivera à quelque chose qui fonctionne.

Béatrice Alain
Chantier de l'économie sociale, Chargée de projet, Centre RELIESS

16 juin 2012

Découvrir, rencontrer et échanger amplifie par cent l’expérience. Rio est une ville magnifique, sa population témoigne de sa richesse culturelle issue d’un héritage métissé et exprimé. Le Sommet des peuples est une occasion ou une immense opportunité de s’alimenter, de remplir une nouvelle énergie partagée avec des gens comme nous. Avant de partir, j’étais submergée par le travail, confrontée à un horaire de fou, quelques problèmes et découragements. Le fait d’être ici avec des gens impliqués comme moi me rappelle et m’encourage à poursuivre ma voie pour les miens afin de la faire rayonner! Merci la vie!

Karine Awashish

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Arrivées hier à Rio, cette ville mythique, pas de temps pour le tourisme, même social.  Avec  mes deux collègues du Chantier, nous avons retrouvé rapidement nos amis du RIPESS, le Réseau intercontinental de promotion de l’économie sociale et solidaire (dont le Chantier assume la coordination depuis deux ans), pour faire le point. Les membres du RIPESS Amérique Latine-Caraïbbes nous parlent avec enthousiasme de leur rencontre de 2 jours réunissant 17 pays de la région. Avec les gens de l'Asian Solidarity Economy Network, de RIPESS Europe et de RAESS (Afrique), nous préparons notre séjour et nos interventions au Sommet des peuples et à l’événement officiel de Rio+20. Notre objectif principal : avancer pour faire reconnaître l’urgence d’un autre modèle de développement durable et équitable auquel l’économie sociale et solidaire contribue pleinement. C’est tout un défi!

On retrouve beaucoup de visages qu’on a vu au FIESS. Les gens nous parlent encore avec fierté et bonheur de ce grand forum et nous demandent: c’est quand le prochain! On offre notre collaboration à ceux qui voudraient prendre la relève, en expliquant que nous devons maintenant donner priorité aux défis à relever chez-nous. À travers la foule, on retrouve facilement les Québécois par les carrés rouges que nous portons fièrement. Ce matin, nous retrouvons la délégation de jeunes québécois, belges, français et brésiliens sous la tente au Sommet des peuples. Demain, nous irons du côté de l’événement officiel. Tant de choses à apprendre et à partager. L’aventure ne fait que commencer…

Nancy Neamtan
Présidente-directrice générale, Chantier de l'économie sociale

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C’'est enthousiasmant d’’assister aux premiers ateliers (celui de la délégation de jeunes, en particulier) et de voir les gens échanger leurs expériences et créer des nouveaux liens. Ce réseautage a continué lors de la soirée réseautage en ESS qui avait lieu dans un bar au centre de Rio : toute une autre ambiance! La samba rapproche les gens et la caipirinha délie les langues…. Je me suis aussi beaucoup promenée aujourd’’hui et vu des marches superbes (celles de Santa Teresa toutes pleines de mosaïques).

Béatrice Alain
Chargée de projet, Centre RELIESS, Chantier de l'économie sociale

17 juin 2012

Dès notre arrivée a Rio, le programme s’est révélé très riche. En parallèle du sommet officiel se tiennent d’autres sommets qui ont pour objectif de relayer les grandes orientations que nous devons prendre pour permettre le développement durable. C’est pour cette raison qu’a été organisé le sommet de la responsabilité sociale des entreprises(RSE). Cet événement, auquel j’ai eu la chance de participer à la même période que le Sommet des peuples, regroupe donc les grandes entreprises du monde entier qui viennent apprendre les différentes manières d’améliorer leurs politiques sociales et environnementales. J’ai ainsi pu y contribuer lors d’une session consacrée à l’entrepreneuriat social, en faisant partager mes expériences dans le secteur. Les entreprises présentes se sont montrées très intéressées par ce secteur qu’elles ne connaissent pas ou très peu. Elles comprennent bien l’enjeu de taille que représente l’entrepreneuriat social pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion, pour permettre la construction d’une société plus durable.

Nicolas Hazard

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En tant qu’acteur évoluant dans le champ de l’économie sociale en Europe, la conférence Rio + 20, tout autant que le Sommet des Peuples qui la précède, sont deux événements majeurs qui préciseront les orientations futures autour de cette thématique. Les enjeux sont donc immenses. LOJIQ m’offre la possibilité de vivre ces deux événements de l’intérieur, en partageant mes expériences avec celles d’autres acteurs internationaux. Ces échanges, tous plus enrichissants les uns que les autres, me permettront d’affirmer mon engagement en faveur d’une transition (économique, sociale et environnementale) qui apparaît un peu plus chaque jour comme incontournable.

Nicolas Maurice-Demourioux

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Dimanche soir, rencontre lumineuse avec cinq femmes autochtones du Québec. Porteuses des traditions, valeurs et espoirs de leurs communautés, d'hier et d'aujourd'hui, ces ambassadrices nous ont ouvert leur cœur. Un partage tout en simplicité, si inspirant. De nouvelles portes se sont ouvertes pour la plupart d'entre nous, interlocuteurs héberlués par l'histoire lourde en émotions qu'ont vécue ces différentes communautés sur le territoire du Québec. Je trouve impensable que l'histoire telle qu'elle nous est enseignée ait effacé les mémoires de ces gens. Toutes ces différentes communautés, présentes sur le territoire bien avant l'arrivée des blancs, méritent qu'on les reconnaisse et les respecte. Cette rencontre nous a fait prendre conscience de notre ignorance face à leur réalité. Bravo à ces femmes merveilleuses qui portent leur histoire et font rayonner leurs cultures, même si elles sont trop souvent victimes de racisme. Nous gagnerons énormément à les écouter, à prendre en exemple leur relation avec la Terre, et nous aussi, penser aux 7 générations à venir avant d'agir.

Joëlle Ritchie

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Journée de rencontre et de planification : entre les activités autogérées et les expositions du Sommet des peuples, la conférence officielle au Rio Centro et les rencontres privées en marge de tout ça, il y a tellement de choses à faire qu'’il faut s'’organiser un peu pour ne pas manquer l’'essentiel. Nous avons fixé, avec le CA du RIPESS, l’'agenda pour les jours qui viennent… et cherché longtemps un endroit où déjeuner : entre les cariocas (habitants de Rio) qui sortent bruncher le dimanche et tous les visiteurs, ici, pour la conférences, la ville et les restos sont pleins!

Béatrice Alain
Chantier de l'économie sociale, Chargée de projet, Centre RELIESS

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On est dimanche soir et après deux jours, on s’habitue tranquillement à cette ville remplie de vie 24 sur 24. Bien qu’on ne soit pas ici pour du tourisme, on ne peut pas s’empêcher d’absorber l’ambiance de cette métropole remplie de contrastes mais surtout d’une énergie débordante.

Malgré la distraction, nous nous concentrons sur le travail à faire. Hier matin, ce sont les jeunes qui se sont découverts mutuellement à travers un atelier d’échanges sur leurs pratiques respectives. Je ne peux pas faire autrement que de m’enthousiasmer devant leur énergie et intelligence.

Hier soir, ce fut la fête avec une soixantaine de jeunes et moins jeunes; un moment de réseautage réussi avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire de tous les continents.

Ce matin, le Conseil d’administration du RIPESS est finalement complet avec l’arrivée de nos collègues d’Australie et du Mali. On s’est donné un programme de travail chargé qui culminera avec notre rencontre formelle les 23-24 juin, durant laquelle le Chantier passera formellement le mandat de coordination à une équipe de tonnerre. Daniel Tygel, ancien secrétaire exécutif du Forum brésilien, deviendra directeur des opérations et Ben Quinones, le coordonnateur exécutif.

L’après-midi a été consacré à une visite du site du Sommet des peuples. Une foule d’activités nous attendaient : ateliers, kiosques, foire d’économie solidaire, prestations culturelles, manifestations spontanées dans un parc magnifique sur le bord de l’eau. J’ai croisé Nathalie Guay de la CSN dans une plénière sur le travail, l’économie et le modèle de développement. Et j’ai retrouvé de vieilles connaissances du Forum brésilien à leur kiosque où ils font la promotion d’une initiative populaire en faveur d’une loi cadre sur l’économie solidaire. De quoi à nous inspirer au Québec!

Ce soir un peu de repos, car ça repart tôt demain…

Nancy Neamtan
Présidente-directrice générale, Chantier de l'économie sociale

18 juin 2012

J’avais hâte de mieux connaître ce que faisait plus précisément chaque membre de la délégation, à des fins personnelles, mais aussi d’opportunités professionnelles. C’est très intéressant de voir les diverses implications et applications de l’économie sociale. Les liens entre les jeunes de la délégation se tissent de plus en plus chaque jour. La soirée de samedi dans le quartier Lapa avec les représentants du RIPESS (Réseau international de promotion de l’économie sociale et solidaire) a encore plus enrichi le portrait d’initiatives déjà bien garni. Et quelle belle soirée, où presque chaque personne représente un pays différent (mis à part les Brésiliens qui nous ont fait vivre leur passion de la samba entre deux gorgées de caïpirinha). Au moment de quitter les lieux, j’avais déjà des invitations pour le Pérou, la Colombie et le Maroc en plus de pouvoir vivre la vie nocturne de Rio ! Le déroulement de l’atelier du samedi matin m’a aussi bien plu, non seulement il y avait des participants malgré l’horaire et ceux-ci, des adolescents, ce sont montrés bien curieux et intéressés par la présentation de mon organisation. Une jeune fille a même demandé à me prendre en photo… peut-être une future actrice de l’économie sociale. On ne sait pas, mais la graine est clairement plantée.

Eveline Ferland

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Nous sommes arrivées à Rio il y a trois jours seulement. Entre les rencontres du RIPESS et celles des jeunes, les journées sont tellement pleines qu’il me semble être ici depuis plus longtemps! J’ai pris le temps de me promener davantage au Sommet des peuples cet après-midi. Ça déborde d’initiatives diverses et variées, de citoyens de tout poil ; l’ambiance y est festive, à l’image de la ville. Rio semble avoir beaucoup à offrir et j’ai hâte de me l’approprier davantage. Deux ateliers au programme : « L’économie sociale et solidaire : construire une stratégie pour l’humanité et la planète » et « Le Plan Nord ». La tente du Plan Nord était facilement reconnaissable puisque tout le monde y portait son carré rouge! Au fil des discussions, on apporte à nos questions des éléments de réponse qui nous amènent nous-même à d’autres questionnements encore.

C’est très enrichissant d’être à la fois au contact des jeunes et du RIPESS. Dans les deux cas, des expériences, des échanges, des pistes de solutions, mais traités de façon différente. Le dialogue intergénérationnel a bel et bien lieu. Il y a tellement à découvrir!

Rym Lamrani, Chantier de l'économie sociale

19 juin 2012

L’expérience que je vis à Rio me sera très utile pour mes pratiques professionnelles. Par exemple, dans la délégation organisée par LOJIQ, plusieurs personnes travaillent sur la sensibilisation des jeunes à l’économie sociale et solidaire, qui est un des axes stratégiques de l’Atelier, l’organisation où je travaille. Échanger avec elles, découvrir leurs approches et leurs méthodes ne fera qu’enrichir le programme que nous avons mis en place en France.

Par ailleurs, les discussions que j’ai pu avoir avec les membres du RIPESS lors du Sommet des Peuples m’ont permis de constater qu’aussi bien en France qu’au Mali, au Brésil ou en Australie, l’ESS devait faire face aux mêmes enjeux : reconnaissance et soutien par les pouvoirs publics, promotion auprès des citoyens, création de débouchés pour les produits et services d’ESS, formation des entrepreneurs etc. Ces échanges ont également été l’occasion de réaffirmer les forces de l’économie sociale et solidaire et de la positionner comme une solution d’avenir aux nombreux défis qui s’offrent à nous au niveau international.

Julien Bottriaux

20 juin 2012

Lendemain de veille difficile ce mercredi matin.  Il ne s’agit pas des conséquences de la fête organisée par la CSN pour réunir les Québécois et Québécoises de diverses délégations à laquelle ont assisté une centaine de personnes… Il s’agit plutôt du fait de se rendre compte que ce Sommet de Rio+20 ne fera pas progresser notre planète, rien de concret ne sera entrepris pour résoudre cette crise environnementale qui s’aggrave. De l’affiche géante dans la cafétéria des installations onusiennes «Coca-Cola Brésil et Rio +20 : Ensemble pour un monde plus durable» au va-et-vient gigantesque de milliers de gens - bien intentionnés pour la plupart - mais incapables de faire émerger une volonté de changement auprès des dirigeants du monde, on ne peut faire autrement qu’être découragé. L’initiative pour tenter de faire parler d’économie sociale et solidaire dans la déclaration finale rallie peu de monde : malgré une bonne participation de Québécois, des collègues du RIPESS et de quelques autres partenaires, on doit tout de même constater le faible rapport de force de ce mouvement mondial en émergence. Parmi une diversité d’interventions courtes au « side event » sur l’économie sociale et solidaire, le nouveau coordonateur du RIPESS, Ben Quinones (Asie), souligne ce que nous devrions tous savoir : que des changements ne viendront pas «d’en haut», des grands discours et du positionnement des «dirigeants» mais de la mobilisation des populations à partir de la base et de la prise de parole politique enracinée solidement dans les villages et les quartiers dans nos pays respectifs.

Mais il ne faut pas désespérer. L’énergie ressentie au Sommet des peuples, et notamment la foule réunie pour une activité du RIPESS Amérique Latine et Caraïbes (RIPESS LAC) et le Forum brésilien d’économie solidaire, m’encourage. Les échanges en continu avec nos collègues de tous les continents et les perspectives que nous construisons pour des collaborations concrètes et solidaires après Rio+20 sont stimulants. Et, au fur et à mesure que la fatigue s’accumule, j’ai hâte de retourner chez moi pour reprendre le travail qui m’attend au Québec…et qui se poursuit dans toutes les chaumières du Québec, chacun à sa façon.

Mais il reste encore du travail à faire ici. Une réunion, ce matin, pour explorer le potentiel du commerce solidaire entre les pays et, cet après-midi, la grande marche du Sommet des peuples.

Nancy Neamtan
Présidente-directrice générale, Chantier de l'économie sociale

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Voilà deux jours que je passe la journée au Rio Center pour assister à des conférences des Dialogues du Développement Durable qui se tiennent en parallèle de Rio+20, sur le même site. Je ne peux passer sous silence mon dégoût de m’être fait servir un café dans un verre en styromousse. Suis-je vraiment dans une conférence de l’ONU sur le développement durable?, me suis-je demandée. Et que penser de la grande visibilité accordée à un partenaire de Rio+20, Coca-Cola? Pour ce genre d’incohérences avec la thématique globale de la conférence, le site de Rio+20 est vraiment choquant. On est très loin de l’ambiance écocitoyenne du Sommet des Peuples. C’est d’ailleurs géographiquement isolé : il faut un minimum d’une heure en autobus pour s’y rendre. Les décideurs sont donc bien éloignés de la société civile qui a tant d’initiatives intéressantes à leur présenter. Je suis malgré tout bien heureuse de participer à l’événement. L’offre de conférences est absolument incroyable et parfois déchirant en raison des conflits d’horaire et des sujets. Ceci dit, toute la délégation s’est retrouvée pour assister à la conférence sur l’économie sociale organisée par Les rencontres du Mont-Blanc. Les Français étaient bien heureux de rencontrer le ministre du nouveau Ministère de l’Économie Sociale. Une résolution très bien formulée en faveur de l’économie sociale à l’attention des décideurs y a été présentée. Et la journée s’est terminée bien tard…

Eveline Ferland

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Rencontre de la déléguation jeunesse avec le premier ministre Jean Charest à Rio+20

Aujourd'hui a été une journée importante pour la partie québécoise de la délégation de jeunes impliqués en économie sociale dans le cadre de Rio+20, la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. Afin de favoriser les retombées positives de notre présence à Rio, le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, M. Pierre Arcand, nous ont invités à les rencontrer.

Cette rencontre avait pour but de nous informer sur les activités du gouvernement du Québec à Rio+20, d'échanger sur les objectifs que nous poursuivons durant notre séjour et de renforcer les liens entre les différents acteurs québécois du développement durable.

Lors de cette rencontre, les jeunes québébois ont tenu à présenter leur déclaration au premier ministre en portant le carré rouge et le macaron  « L'économie sociale, ça parle d'argent et de valeurs humaines ». Karine Awashish de la nation Attikamek a été notre porte-voix pour livrer ce message:

Notre délégation a pour but de mettre de l'avant l'importance de l'économie sociale comme modèle de développement économique que l'on considère partie intégrante du développement durable. Nous travaillons à améliorer notre société en démocratisant l'économie; en créant ou travaillant dans des entreprises d'économie sociale ou en faisant la promotion de l'économie sociale auprès des jeunes, des élus, des différents organismes locaux et en favorisant la concertation des acteurs. Nous voulons que le gouvernement du Québec reconnaisse l'économie sociale comme un moyen de développement porteur d'avenir pour le Québec, la soutienne et la finance. Nous voulons une société avec plus de gestion participative, de solidarité, une société qui place l'humain au centre des priorités.

Autour d'une table ronde d'une trentaine de personnes, incluant la délégation de jeunes femmes autochtones, nous avons pu livrer d'autres messages que les jeunes voient comme une priorités pour l'avenir du Québec. Marie Lacasse de la Coopérative La Mauve a proposé d'avoir un ministre délégué à l'économie sociale tel qu'en Équateur, en France et au Brésil. J'ai également trouvé bon de rappeler qu'il était très bien de soutenir le mouvement coopératif mais que l'ensemble du mouvement de l'économie sociale devait être soutenu aussi. J'ai également souligné que le développement durable représente trois piliers dont le social est souvent laissé de côté. Ce pilier comprend la gestion démocratique et la gouvernance participative. J'ai demandé qu'elle était la vision du gouvernement du Québec sur celles-ci dans leurs différents projets tel que le Plan Nord. M. Charest nous a entretenu sur la consultation qui a été faite dans le cadre de ce projet. Je pense que la consultation est bien peu quand on parle de gestion participative.

Nous avons livré notre message, nous avons pour le moins été écouté. Pour les actions qui vont y être rattachées, il ne faudrait pas trop avoir d'attentes.

Sophie Morissette, porte- parole du Comité jeunesse du Chantier de l'économie sociale et chargée de projets au Conseil régional d'économie sociale de la Mauricie

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Plus de 80 000 personnes ont pris possession du centre financier de Rio de Janeiro mercredi pour dire Non à toutes les formes d'organisations qui dégradent le seul endroit que nous avons pour vivre. La Marche des Peuples a rassemblé tous les acteurs de la société civile présents au Sommet des Peuples. Ensemble et pacifiquement, ils ont marché le long de l'Avenida Rio Branco et leurs chants, leurs cris, les sourires et leurs danses se sont fait entendre... On affirme qu’une autre réalité est possible ; celle qui existe aujourd’hui a dû être inventée une fois, preuve que nous pouvons en créer une autre.

Version portugaise
Mais de 80 mil pessoas tomaram o centro financeiro do Rio de Janeiro na tarde de Quarta-Feira para dizer Não às formas de organizações que degradam o único lugar que temos para viver. A Marcha dos Povos contou com todos os movimentos sociais presentes na Cúpula dos Povos que em uníssono e pacificamente caminhou pela Avenida Rio Branco e se fez ouvir cantando, gritando, sorrindo, dançando... Afirmando que outra realidade é possível, pois a que hoje existe foi inventada logo podemos criar outra.

Elias Lino Dos Santos

21 juin 2012

Voici maintenant une semaine que nous sommes à Rio dans le cadre de ce grand rassemblement mondial sur développement durable et l'économie sociale. Une chose est certaine, ce n'est pas un endroit pour chômer. Le nombre et la qualité des acteurs présents et des ateliers présentés impressionnent, autant sur le site de Rio+20 qu'au Sommet des peuples. D'ailleurs, il est dommage que ces deux événements ne forment pas un tout, car plusieurs gagneraient à se rencontrer, des élus de la conférence aux gens d'action du Sommet.

Du côté de mes impressions personnelles, j'avoue être enchanté par notre délégation LOJIQ-Chantier de l'économie sociale. Les membres sont de réels passionnés d'économie sociale et fort est à parier que des initiatives originales sauront émerger suite à notre rencontre. Concernant ce qui est présenté ici, c'est clairement l'inspiration et les différents projets expliqués au Sommet qui représentent l'aspect le plus intéressant des différents événements. De par leur nombre et leur variété, il serait difficile d'en citer un en particulier. La dynamique préconisée facilite grandement le réseautage et il y est clairement plus facile de tirer des idées concrètes, qu'à la conférence Rio+20, laquelle s'adresse davantage aux décideurs et aux penseurs universitaires, plus éloignés des réalités du terrain. Néanmoins, il y a certes là de nombreux ateliers, de toutes les natures qui savent donner motivation et espoir aux gens de plus en plus cyniques face aux discours habituels de nos politiciens. Parmi ces ateliers, celui des rencontres du Mont Blanc s'est démarqué avec une conclusion lancée par les ministres de l'économie sociale et de l'environnement de France, d'Équateur et du Brésil en lien avec le besoin d'imaginer un nouveau système économique, un système différent au sein duquel l'économie sociale est centrale et l'humain est la priorité. Il serait temps en effet et venant de la bouche d'élu, c'est encourageant!

Enfin, avec les délégations officielles qui arrivent depuis hier, c'est certes une nouvelle ambiance qui s'installe. La sécurité s'accroît et les discussions au sommet, importantes, mais dénuées de réelle volonté, s'enclenchent.

Maintenant, c'est sur le terrain que nous allons. Là encore, de belles rencontres s'annoncent avec des gens aux réalités bien différentes des nôtres.

Continuez de nous suivre!

Yan Tremblay

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Jeudi matin 21 juin, 11h00, au Sommet des Peuples, nous avons eu la chance d'assister à un atelier sur la biopiraterie organisé par le Collectif pour une alternative à la biopiraterie. Nous avons eu la présentation d'expériences de différents pays dont le Brésil, l'Inde et le Pérou. La biopiraterie consiste en l'appropriation à des fins commerciales de semences ou de savoirs traditionnels par le brevetage de ces ressources. Les entreprises s'approprient ainsi les semences traditionnelles cultivées de génération en génération et les techniques utilisées par les populations pour se nourrir et prendre soin d'eux-mêmes.

Les conséquences pour les paysans sont énormes. Lorsque les semences sont brevetées, les paysans doivent payer des redevances afin d'avoir le droit de cultiver ces semences. Bien souvent, ces semences brevetées sont efficaces seulement lorsque cultivées avec l'utilisation de grandes quantités de pesticides qui sont vendus par ces mêmes entreprises. Les paysans sont donc contraints de s'endetter et il en résulte de nombreux cas de suicides, particulièrement dans les plantations de coton en Inde, où les semences du géant Monsanto sont très présentes.

Certains pays tels que le Pérou se sont donnés des structures telles qu'une commission de protection à l'accès à la diversité biologique afin de permettre aux populations d'avoir des recours légaux et de l'information. Suite a des processus légaux, plusieurs brevets ont pu tomber et permettre aux populations le libre accès à la ressource.

Cet enjeu nous touche particulièrement à la Mauve, la coopérative où je travaille en agriculture, alimentation et environnement. La perte de biodiversité qui résulte de cet accaparement du vivant et les conséquences économiques qui en découlent n'améliorent en rien la situation des agriculteurs paysans qui est déjà précaire. Il est primordial de remettre le droit à l'alimentation au cœur des systèmes alimentaires. Et comme l'a si bien dit Dr Vadana Shiva : Chaque brevet sur le vivant est un vol au bien commun.

Pour en savoir plus :
www.navdanya.org
www.biopiraterie.org
www.pacari.org.br
www.amazonlink.org
au Québec : programme semencier du patrimoine www.seeds.ca

Marie Lacasse

22 juin 2012

Dernière journée de la Conférence officielle et du Sommet des peuples. Hier, il y a eu de l’action partout. Au Sommet des peuples, l’immense site regorge encore d’ateliers et de plénières, de  kiosques, de prestations culturelles, de petites manifestations spontanées et d’échanges informels. C’est un lieu de réseautage incroyable où les gens de partout sur la planète se retrouvent pour partager, s’encourager et se donner de l’espoir.

Car l’espoir ne viendra pas du côté officiel.  Tous les rapports convergent : cette conférence ne permettra pas d’avancées, au contraire. Déjà les attentes n’étaient pas énormes, mais on osait espérer au moins quelques percées. Mais non. Et le Sommet officiel a maintenant ses indignés : Un groupe de jeunes ont organisé un sit-in en déchirant l’accord conclu. Les jeunes ne sont pas prêts à accepter ces reculs et dénoncent, au sein des grandes instances, l’incapacité des dirigeants à s’occuper du bien commun et de l’avenir de notre planète.

Du côté québécois, notre groupe de jeunes s’affairent à construire des liens entre eux et avec des acteurs d’autres pays. Ce matin, ils partaient visiter des initiatives d’économie solidaire à l’extérieur de Rio. J’ai hâte de connaître leurs impressions.

Pour nous, les «vieux», la dernière partie de notre séjour s’amorce, Le Conseil d’administration du RIPESS se réunit pendant deux jours pour planifier les prochaines étapes de notre travail.  Les perspectives sont enthousiasmantes. Un véritable leadership collectif émerge avec la participation de tous les continents. Nos pistes de collaboration se concrétisent. Du travail en vue pour le Chantier et ses partenaires, mais nous pouvons compter sur des contributions fortes de réseaux partout sur la planète qui travaillent concrètement pour changer de logique économique. 

Nancy Neamtan
Présidente-directrice générale, Chantier de l'économie sociale

24 juin 2012

Après dix jours très intenses, voici que s'achève l'expérience. Nous avons terminé notre séjour par une visite terrain de deux jours. Nous avons visité une ferme écologique en forêt, une heure et demie de marche en pleine jungle, en montagne, l'expérience valait l'effort. Nous avons eu droit à un exposé sur les interactions entre les différentes cultures et la reforestation, entre autres, le rôle des légumineuses sur la fixation de l'azote dans le sol. Nous avons eu droit à un festin de produits locaux : coeurs de palmiers crus et sautés, salade, boeuf et surtout bananes mûries sur l'arbre. Toute la ferme est axée sur l'autonomie la plus grande possible et la conservation de la forêt tropicale atlantique. Il ne reste d'ailleurs que 7% de cette forêt originelle sur la côte de l'Amérique du sud.

Notre deuxième journée de visite s'est déroulée avec les communautés autochtones. Le matin, une autre randonnée sur la montagne nous a permis de visiter les Guaranis. Nous avons eu droit à un exposé sur la culture et des danses traditionnelles exécutées par les enfants du village. Les Guaranis vivent en quasi autarcie, ils cultivent la majorité des légumes racines qu'ils consomment, font de l'aquaculture et l'élevage de poules. Nous avons mangé sur place et force nous a été de constater que les boissons gazeuses se rendent même dans ces endroits reculés. Nous avons continué notre séance d'exercice en après-midi en dansant avec les Quilombolas au son du tam-tam. Les Quilombolas sont descendants des esclaves africains qui ont choisi de préserver leur culture. À l'origine, le nom Quilombola a été donné aux esclaves s'étant enfuis. Maintenant, ils désignent tous ceux qui s'identifient et préservent cette culture.

Ce fut un séjour très riche en rencontres et réflexions. Voir toutes ces communautés qui luttent et travaillent à préserver leurs cultures nous donne espoir et énergie. Un grand merci au Chantier de l'économie sociale et à LOJIQ pour l'organisation de ce séjour. Un merci tout spécial à Catherine et Thierry pour leur travail soutenu. La balle est maintenant dans notre camp afin de ramener cette énergie dans nos milieux et utiliser cette expérience avec créativité pour adapter l'économie aux besoins de nos communautés.

Marie Lacasse




Ce projet est initié par LOJIQ et le Comité jeunesse du Chantier de l’économie sociale, en partenariat avec le Bureau international jeunesse à Bruxelles.


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